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Solheim Cup 2026 : Bernardus mise sur une préparation naturelle et durable

  • il y a 3 jours
  • 3 min de lecture

01 septembre 2026


© Bernardus


À quelques jours de la Solheim Cup 2026, le parcours néerlandais de Bernardus finalise sa préparation sans renier son identité. Gestion des sols, fétuques fines et expérience des grands tournois guident le travail des équipes terrain.


Bernardus entre dans la dernière ligne droite avant l’accueil de la Solheim Cup 2026, programmée du 11 au 13 septembre dans le Noord-Brabant. Pour la première fois, la prestigieuse compétition féminine opposant l’Europe aux États-Unis se disputera aux Pays-Bas. Un rendez-vous majeur pour le golf néerlandais, mais aussi pour ce parcours ouvert en 2018 et dessiné par l’architecte Kyle Phillips.


La stratégie adoptée par Bernardus ne consiste pas à transformer le parcours pour les besoins d’une seule semaine de compétition. L’objectif est plutôt de présenter le site dans l’expression la plus aboutie de son identité : un parcours ferme, rapide et stratégique, fidèle à son environnement naturel de heathland.


Cette préparation s’appuie également sur l’expérience acquise par les équipes du club lors des trois éditions consécutives du KLM Open organisées à Bernardus entre 2021 et 2023. Ces tournois du DP World Tour ont permis au site de mieux comprendre le comportement du parcours sous les contraintes d’une compétition professionnelle de haut niveau, tant sur le plan agronomique qu’organisationnel.


Une préparation fondée sur la qualité des sols


Au centre du dispositif se trouve Niall Richardson, Golf Course Superintendent de Bernardus, accompagné de l’équipe de greenkeeping. Leur méthode part d’un principe clair : travailler avec les caractéristiques naturelles du site, plutôt que chercher à imposer au parcours des conditions artificielles.


La structure des sols, le drainage, la gestion de l’eau et le développement d’un gazon résilient constituent les fondations de cette approche. Au fil des huit dernières années, les surfaces de jeu ont gagné en régularité, tandis que les zones de bruyère, les espaces naturels et le paysage environnant se sont progressivement installés dans la maturité du projet.


Pour l’équipe terrain, l’enjeu est de proposer une présentation de championnat qui s’appuie sur la santé du parcours à long terme. Cette logique diffère d’une préparation ponctuelle qui privilégierait un rendu visuel immédiat au détriment de la résilience des surfaces de jeu.


Des fétuques fines pour des conditions fermes et rapides


Bernardus privilégie l’utilisation de fétuques fines, des graminées particulièrement adaptées aux conditions de jeu recherchées sur le parcours. Elles favorisent des surfaces fermes et roulantes, en cohérence avec l’identité stratégique du design imaginé par Kyle Phillips.


Elles nécessitent également moins d’eau et moins d’apports nutritifs que d’autres espèces de gazon, un atout important dans une logique de gestion durable des parcours de golf. Le suivi de l’humidité des sols et une irrigation ciblée permettent aux équipes de maintenir des surfaces homogènes, sans compromettre la santé du gazon sur le long terme.


Cette approche confirme la place croissante de l’agronomie dans la préparation des grands événements. Au-delà de l’aspect visuel des greens et des fairways, la qualité du jeu dépend de choix réalisés plusieurs années en amont : sélection des graminées, maîtrise de l’irrigation, drainage, préservation des sols et intégration du parcours dans son environnement naturel.


Un parcours fidèle à son identité pour la Solheim Cup


Bernardus fermera ses portes pendant trois semaines avant la Solheim Cup afin de consacrer l’ensemble de ses ressources à la préparation du parcours. Jusqu’à une centaine de personnes devraient être mobilisées dans la phase finale, avec une attention particulière portée à la fermeté des surfaces, à la vitesse des greens et à l’uniformité de l’ensemble du terrain.


Le défi ne sera pas uniquement technique. Il consistera aussi à préserver l’intégrité de l’expérience de jeu conçue par Kyle Phillips. Bernardus entend proposer aux meilleures joueuses européennes et américaines un test exigeant mais équitable, dans lequel la qualité des coups devra rester le facteur décisif.


Les conditions de vent, les obstacles d’eau, le positionnement des bunkers et les greens modelés offriront différentes options stratégiques tout au long du parcours. Cette variété devrait renforcer l’intérêt sportif des matches, tout en mettant en valeur les qualités visuelles et tactiques du site.

L’organisation a également travaillé sur les cheminements des spectateurs et la protection des zones naturelles. Le tracé compact de Bernardus doit permettre une bonne visibilité pour le public, sans compromettre les espaces paysagers qui font partie intégrante de l’identité du parcours.


L’accueil de la Solheim Cup représente une étape structurante pour Bernardus et, plus largement, pour le golf aux Pays-Bas. Après les éditions du KLM Open, l’événement offre au parcours une exposition internationale de premier plan auprès des joueuses, des médias, des sponsors et des amateurs de golf.

 
 

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